Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

10/02/2012

L'usine Renault au Maroc relance la polémique autour du «made in France»

Un sérieux couac à l'heure où les candidats à la présidentielle vantent leRenaud - M6.jpg «made in France». Le PDG de Renault, Carlos Ghosn et le roi du Maroc Mohammed VI ont inauguré hier un immense site, de 300 hectares, implanté à seulement 14 kilomètres des côtes européennes.



Les coûts salariaux y sont plus de quatre fois inférieurs au salaire minimum français. Le site représente un investissement de 600 millions d'euros, qui pourra être porté jusqu'à un milliard en fonction de la variété des modèles qui sortiront des lignes.

 

 

Interrogé sur RTL ce jeudi matin, Carlos Ghosn a fait valoir qu'il était impossible de produire à bas coûts en Europe de l'Ouest. «La question du positionnement d'une usine comme cela en Europe de l'Ouest, et particulièrement en France, ne se posait même pas dès le départ puisque c'était incompatible avec le concept», a-t-il déclaré. Il a toutefois rappelé que le plan stratégique de Renault à moyen terme prévoyait chaque année une augmentation de la production du constructeur en France.

 

 

Le site de Meloussa s'inscrit dans la stratégie d'internationalisation desusine-renault-tanger-maroc.jpg ventes du groupe. Comme tous les constructeurs, Renault cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis d'un marché européen atone depuis la fin des dernières primes à la casse, et estime que ses ventes hors d'Europe devraient représenter 47% de ses ventes totales à la fin de l'année.

 

>>> Source et SUITE de l'article - 20Minutes.fr

 

09/06/2011

La révision de la Constitution marocaine

La Constitution réserve des surprise

 

Président de gouvernement, séparation des pouvoirs et officialisation de la langue amazighe seront les principales nouveautés de la prochaine Constitution.

Conseil des Misnitres marocains.jpgLa future Constitution se refuse, encore, à dévoiler toutes ses facettes. Le début de la  semaine prochaine verra, sans aucun doute, la présentation, aux membres du Mécanisme du suivi, de la première mouture du projet. En attendant cette date, Abdellatif Mennouni a énoncé, mardi au cours d’une réunion marathon, les grandes lignes de ce document. En dépit des retraits de la CDT, CNI et PADS, le débat était serein entre les participants. 

Lire la suite

05/05/2011

Attentat de Marrakech: trois Marocains arrêtés

ATtentat Marrakech.jpgLes autorités marocaines viennent d'annoncer que trois suspects marocains ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Marrakech, qui a fait 16 morts le 28 avril. Cette annonce a été faite par un responsable du ministère marocain de l'Intérieur.

 

Selon cette source, l’une des personnes interpellées serait le principal instigateur de l’attentat qui a fait 16 morts dont sept Français et une vingtaine de blessés. Selon le correspondant de la télévision marocaine '2M' « le principal accusé est très proche de l’idéologie d’Al-Qaïda. Il avait tenté, en vain, de rejoindre le combat en Irak et en Tchétchénie. Il aurait lui-même confectionné l’engin explosif, fin avril, et l’aurait transporté jusqu’à la cible, choisie par un pur hasard ».

Plus tôt dans la journée, des informations contradictoires avaient fait part de l’identification de plusieurs suspects proches de la mouvance islamiste et d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), avant d’être démenties.

 A.S. -05/05/11- 22h30

Autres articles sur le même sujet :

 

Attentat de Marrakech : l'auteur arrêté et lié à al-Qaïda ?

Source : TF1 News - 5/05/2011

--------------------------------------------------

Marrakech-attentat-argana-Marrakech.jpg Deux suspects seraient en garde à vue depuis quelques jours : Les enquêteurs sur des «pistes sérieuses»

Source : Journal AL BAYANE - 03/05/2011

 

 

04/05/2011

Maroc : Adoption des enfants

Seuls des musulmans peuvent adopter des enfants marocains

Source :  Le Soir - 4 mai 2011.

 

Enfants marocains.jpgLes parents candidats à l’adoption d’un enfant marocain devront d’abord prouver qu’ils sont musulmans. En cas de doute, la demande sera rejetée.

 

C’est ce que rapporte De Morgen alors que le Maroc est sur le point d’être reconnu en Belgique comme nouveau pays pouvant intervenir pour une adoption.

 

À l’heure actuelle, trois dossiers concernant des parents souhaitant adopter des enfants marocains sont traités à l’essai. Lorsqu’ils seront finalisés, l’autorité centrale flamande en matière d’adoption (VCA, Vlaamse Centrale Autoriteit) procédera à une évaluation et en cas de rapport positif, le Maroc deviendra un nouveau canal d’adoption. Cependant, l’évaluation en cours fait apparaître que pour adopter un enfant venant du Maroc, les candidats parents devront être musulmans.

 

maroc_enfants.jpgOn ne peut rien y faire, estime le porte-parole du ministre flamand du Bien-être Jo Vandeurzen. « Nous demandons seulement à un pays proposant des adoptions de signer la Convention internationale de La Haye. Si un pays impose ensuite une restriction, nous ne pouvons rien faire d’autre que de la respecter », estime-t-il.

 

 

 

Alleen moslims mogen Marokkaanse kinderen adopteren

De  Morgen  -   4/05/2011

-----------------------------------

 

Enfants-Maroc.jpgMarokko staat op het punt om erkend te worden als nieuw adoptieland voor België. Er is één beperking: kandidaat-ouders moeten bewijzen dat ze moslim zijn. Bij twijfel wordt de aanvraag verworpen.

 

Op dit moment zijn al twee kandidaat-gezinnen erin geslaagd een Marokkaans kind te adopteren. Een derde kandidaat wacht op een voorstel voor een kind en moet dan afreizen naar Marokko. Dan zijn de drie proefdossiers rond en moet de Vlaamse Centrale Autoriteit voor Adoptie (VCA) ze evalueren. Bij een positief resultaat wordt Marokko officieel een nieuw adoptiekanaal.


Alle kandidaat-ouders zijn moslims. Dat is verplicht, zegt Annelies De Prest, coördinator van adoptiedienst De Vreugdezaaiers. "Volgens het religieuze concept van adoptie, dat kalafa wordt genoemd, kunnen enkel moslims de voogdij over een weeskind of een afgestaan kind krijgen. Dat is wettelijk bepaald, de scheiding tussen religie en overheid bestaat in Marokko niet."

 


Holebikoppels zijn uitgesloten om een adoptieaanvraag in te dienen. "Koppels moeten een attest van hun religieus huwelijk voorleggen, dat is opgesteld door een imam", zegt De Prest. "Alleenstaande vrouwen die zich kandidaat stellen, zijn meestal afkomstig uit Marokko. Op hun Marokkaanse geboorteakte staat hun geloof vermeld."


Ook bekeerlingen kunnen adopteren, op voorwaarde dat zij hun bekering bewijzen met een attest van de imam. "Een van onze kandidaat-ouders heeft zich bekeerd, maar het is duidelijk dat hij dat voor zijn huwelijk heeft gedaan en niet om aan een kind te geraken", zegt De Prest. "De aanvragen worden case per case bekeken. De uiteindelijke beslissing wordt door de Marokkaanse weeshuizen genomen. Bij twijfel wordt de aanvraag geweigerd."


De Vreugdezaaiers zijn voorlopig de enige Vlaamse adoptiedienst die in Marokko werkt. Er zijn contacten met vijf weeshuizen. "We wachten de evaluatie van de proefdossiers af. We krijgen heel wat vragen om informatie van kandidaat-ouders. Aangezien het publiek dat in aanmerking komt zeer beperkt is, zijn de wachttijden korter dan bij andere landen", zegt De Prest.


Jammer maar helaas, zegt woordvoerder Leo De Bock van minister van Welzijn Jo Vandeurzen (CD&V). "Wij eisen enkel dat een adoptieland de internationale Conventie van Den Haag ondertekend heeft. Als het land daarnaast een restrictie oplegt, kunnen wij niet anders dan dat respecteren. Net zoals sommige landen geen holebikandidaten toelaten."

De VCA blijft naarstig zoeken naar nieuwe adoptiekanalen. In Nigeria en in India lopen al proefdossiers, in Bulgarije en Kameroen mogen die opgestart worden.

Daarnaast wordt er in twaalf nieuwe landen vooronderzoek gedaan.

  

22/04/2011

Les détenus de nationalité marocaine seront renvoyés au Maroc.

Stefaan De Clerck-Rabat-Bruxelles.jpgSelon, les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad,  à  partir du 1er mai prochain, les détenus marocains devraient être renvoyé au Maroc pour purger leur peine.

Le Maroc vient de ratifier un traité qui permet que cette procédure puisse être appliquée, dès le 1er mai 2011.

 

 

La Belgique attendait depuis quatre ans que le parlement marocain ratifie le traité conclu entre les deux pays. Le Ministre de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V), a expliqué ce vendredi    « Il y a environ dix jours, j’ai été informé du fait que les autorités marocaines avaient approuvé le protocole. Toutes les conditions sont ainsi remplies pour pouvoir renvoyer des détenus de nationalité marocaine au Maroc ».

 

Prison.jpgEn 1997 déjà, la Belgique avait signé un premier protocole avec le Maroc prévoyant le retour de détenus marocains au pays. Il avait été convenu à ce moment-là que les détenus devaient pour ce faire donner leur accord, ce qui ne s’est quasi jamais passé. Jusqu’à présent, seule une dizaine de détenus marocains ont fait la demande pour pouvoir purger leur peine au Maroc.

 

Actuellement, les prisons belges comptent quelque 1.100 détenus d’origine marocaine. Stefaan De Clerck veut à présent également entamer des négociations avec la Turquie pour un accord bilatéral en ce sens.

  

Sources : De Standaard - 22 / 04/ 2011 

            Het Nieuwsblad - 22/ 04/ 2011 

15/04/2011

Maroc : Grâce royale au profit de 190 détenus

Le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 190 détenus, en réponse à un mémorandum soumis à la haute appréciation du Souverain par le président et le secrétaire général du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), annonce jeudi 14 avril un communiqué du ministère de la Justice.

Maroc.jpgLa décision royale porte sur la grâce sur le reliquat de la peine privative de liberté au profit de 96 détenus, la commutation de la peine de mort en peine à temps au profit de 5 détenus, la commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 37 détenus et, enfin, la remise de la peine privative de liberté au profit de 52 détenus.

Source : La MAP et La VieEco

-----------------------------------------

 

«C'est un jour historique pour le CNDH ainsi que pour le parcours démocratique dans notre pays», a tenu à souligner le secrétaire général de cette institution, Mohamed Sebbar, hier à Rabat dans un point de presse à l'occasion de la libération de plusieurs personnes condamnées dans le cadre de la cellule Belliraj et d'autres Driss Yazami.jpgaffaires de terrorisme. Même son de cloche chez le président du Conseil, Driss Yazami, qui a affiché «sa joie de la libération des ex-détenus qui ont retrouvé leur liberté». La décision, dit-il, entre dans le cadre des mesures prises en faveur de la «détente politique» au Maroc et du renforcement du climat de confiance.

 

Autres articles sur le même sujet :

Libération de Mustapha Mouatassim et 4 autres personnes condamnées dans le cadre de la cellule Belliraj.

Cinq personnes condamnées dans le cadre de la cellule Belliraj figurent sur la liste des bénéficiaires de la grâce royale et ont été libérées, jeudi, de la prison locale de Salé.

 
Il s'agit de MM. Mustapha Mouatassim, Mohammed Marouani, Mohammed Amine Regala, Alaa Badella Maa-El Ainin et Abdelhafid Sriti.Marouani.jpg

Mohamed Amine Regala.jpgMouatassime.jpg

A été également libéré Abdelaziz El Hadi poursuivi dans le cadre des affaires de terrorisme.

 

Selon le Conseil National des Droits de l’Homme, le 14 avril est un jour historique au Maroc.

 

Source : Le Matin.ma – le 14 avril 2011.

 

 

 

 

06/04/2011

Révolution dans les pays arabes : le cas du Maroc

Maroc - réforme.jpgLes révolutions qui traversent actuellement les pays arabes sont suivies quotidiennement avec intérêt par les belges d’origines arabes particulièrement. C’est le cas des MRE (des Marocains Résidents à l'Etranger – appellation utilisée par les marocains résidant au Maroc) qui suivent les événements à travers Al Jazeera (chaine satellite considérée par certains, comme un média indépendant pour d’autres une chaine qatari pro-occidental).

Ces révolutions ne laissent pas indifférents les citoyens belges d'origine marocaine notamment.  

C'est ainsi, que nous avons reçu cette semaine, un communiqué relatif à un appel à une manifestation pacifique prévue pour ce  dimanche 10 avril à 14 h à la gare du nord de Bruxelles.

Le parcours prévu :  réunion des manifestants au point de départ à la gare du Nord et se dirigeront ensuite vers la gare du midi.

Selon les organisateurs, cette marche pacifique a pour but de soutenir les réformes annoncées lors du discours du roi Mohammed VI du 9 mars dernier.

D’après les organisateurs, les slogans prévus concerneront principalement les thèmes suivants :

·       « Oui aux réformes par le Roi et avec le Roi ! »

·       « Soutien et attachement à SM Le Roi Mohammed VI et à la reforme constitutionnelle »

·       « nécessité de maintenir l’unité territoriale et la cohésion nationale »…

 

Voici quelques liens qui diffusent l’information :

 

     *  http://www.10avril.com/

 

Constitution-Maroc.jpgEnfin, à la différence des autres pays arabes où les peuples ont demandé des changements et des réformes notamment de la constitution, les autorités marocains ont eu l’idée de mettre à la disposition des marocains un site à partir duquel, ils peuvent donner leur avis sur les différents articles de la Constitution  marocaine et ainsi participer au changement. Voici le site…    

Pour un debat sur la reforme de la constitution (www.Réforme.ma)

                                                                                                                                                                         

--   --   --   --  --

MANIFESTATIONS du 10 AVRIL 2011 en  VIDEOS

Bruxelles 10 Avril 2011 manifestation soutenant le projet de réformes du Souverain Mohamed VI (12 videos)

 

 

 

 La suite de la manifestation en VIDEO sur http://www.dialcomtv.com/

 

Mohamed VI offre au Maroc "une révolution tranquille"

par Hélène Sallon

Source : LEMONDE.FR – 30 mars 2011

king-Mohamed VI.jpg

 

Dans son premier discours adressé à la nation marocaine depuis les manifestations du 20 février, le roi Mohamed VI a pris de court ses soutiens comme ses détracteurs. Jeudi 9 mars au soir, il a annoncé qu'une commission ad hoc allait s'atteler à préparer une "réforme constitutionnelle globale", qui sera présentée en juin pour approbation au peuple marocain lors d'un référendum. Outre le renforcement du pluralisme, des droits de l'homme et des libertés individuelles, le souverain a promis que le statut du premier ministre, "en tant que chef d'un pouvoir exécutif effectif", et celui des partis politiques seront "renforcés" dans le cadre de cette réforme constitutionnelle.

 

"C'est extrêmement nouveau et ça va extrêmement loin. C'est relativement formidable à l'échelle du Maroc", analyse Jean-Noël Ferrié, politologue spécialiste du monde arabe et directeur de recherche au CNRS. "Toutes ces choses étaient en maturation et il fallait un déclencheur. Mohamed VI a utilisé, au bon sens du terme, les manifestations du 20 février pour booster certains projets qui étaient bloqués depuis plusieurs années et remettre en phase le cadre politique et juridique du pays avec ce que les Marocains ont en tête", commente le politologue, qui y voit une preuve de la "réactivité de la monarchie" et de la "synchronie entre les demandes des manifestants et des commentateurs et ce que la monarchie est prête à donner".

La suite de l'article :

- "UNE RÉVOLUTION TRANQUILLE"

- UN NOUVEL ÉQUILIBRE POLITIQUE

- LA MODERNISATION RELANCÉE

Dans son premier discours adressé à la nation marocaine depuis les manifestations du 20 février, le roi Mohamed VI a pris de court ses soutiens comme ses détracteurs. Jeudi 9 mars au soir, il a annoncé qu'une commission ad hoc allait s'atteler à préparer une "réforme constitutionnelle globale", qui sera présentée en juin pour approbation au peuple marocain lors d'un référendum. Outre le renforcement du pluralisme, des droits de l'homme et des libertés individuelles, le souverain a promis que le statut du premier ministre, "en tant que chef d'un pouvoir exécutif effectif", et celui des partis politiques seront "renforcés" dans le cadre de cette réforme constitutionnelle.

Lire la suite

11/03/2011

Discours du Roi Mohammed VI - Changements et réformes

 Maroc :

Mohammed VI donne un coup de fouet aux réformes démocratiques

Mohammed VI à la télévision marocaine, le 9 mars 2011 – un discours historique.

  

 

Renforcement du Premier ministre, "élargissement" des libertés individuelles, reconnaissance de la composante amazighe du Maroc... Le roi Mohammed VI a annoncé mercredi d'importantes réformes constitutionnelles et démocratiques.

Dans son discours à la nation prononcé mercredi soir, le premier depuis les manifestations du 20 février, le roi Mohammed VI a annoncé des changements politiques d'envergure au Maroc. « Nous avons décidé d'entreprendre une réforme constitutionnelle globale », a déclaré le souverain, soulignant son « engagement ferme de donner une forte impulsion à la dynamique réformatrice profonde [...] en cours ».

  

Maroc : Mohammed VI donne un coup de fouet aux réformes démocratiques

Source : Jeune Afrique - 11/03/2011
Renforcement du Premier ministre, "élargissement" des libertés individuelles, reconnaissance de la composante amazighe du Maroc... Le roi Mohammed VI a annoncé mercredi d'importantes réformes constitutionnelles et démocratiques.

Mohamed_VI.jpgDans son discours à la nation prononcé mercredi soir, le premier depuis les manifestations du 20 février, le roi Mohammed VI a annoncé des changements politiques d'envergure au Maroc. « Nous avons décidé d'entreprendre une réforme constitutionnelle globale », a déclaré le souverain, soulignant son « engagement ferme de donner une forte impulsion à la dynamique réformatrice profonde [...] en cours ».

La réforme constitutionnelle annoncée par le roi doit être soumise à « un référendum populaire » dont la date n'est pas fixée. Elle comporte plusieurs points, dont les trois principaux sont la reconnaissance constitutionnelle de la composante berbère « amazighe », le « renforcement du statut du Premier ministre » et « la volonté d'ériger la justice en pouvoir indépendant ».

Pleine responsabilité du Premier ministre

L'article 65 de l'actuelle Constitution marocaine indique que le Premier ministre, nommé par le roi, « assume la responsabilité de la coordination des activités ministérielles ». Avec la réforme le chef du gouvernement devrait être bientôt nommé au sein du « parti politique arrivé en tête des élections de la première Chambre du parlement marocain », ce qui limitera le choix du souverain.

« En tant que chef d'un pouvoir exécutif effectif », le Premier ministre sera « pleinement responsable du gouvernement, de l'administration publique [...] et de la mise en œuvre du programme gouvernemental », selon Mohammed VI.

« La consolidation de l'État de droit [...], l'élargissement du champ des libertés individuelles et collectives [...] ainsi que le renforcement du système des droits de l'homme dans toutes leurs dimensions » figureront également dans la prochaine réforme constitutionnelle, a précisé le roi. Il a en outre « décidé d'inscrire » le processus de régionalisation dans le royaume, « avec en tête les provinces du Sahara marocain [Sahara occidental, NDLR] ».

Pour la « révision de la constitution », Mohammed VI a également annoncé la prochaine formation d'une commission ad hoc, dont la présidence sera confiée au constitutionnaliste marocain Abdeltif Menouni qui devra présenter au roi, d'ici juin, ses propositions.

"Monarchie équilibrée"

« C'est une rupture avec un passé pointé du doigt par tout le monde. Le roi répond aux demandes de bon nombre de Marocains qui n'ont jamais cessé de revendiquer des réformes institutionnelles et politiques », souligne le politologue Mohamed Darif. « Ce discours rompt avec la monarchie exécutive. Il n'instaure pas une monarchie parlementaire, mais il prévoit une monarchie équilibrée avec un partage du pouvoir entre le roi et un gouvernement issu du Parlement », ajoute-t-il.

« On est presque surpris. Sa Majesté a été très fort, il a répondu positivement aux demandes des partis et de la jeunesse », a déclaré de son côté Abdelilah Benkirane, le secrétaire général de la formation islamiste, le Parti de la justice et du développement (PJD, opposition parlementaire). « Le PJD est satisfait. Cette évolution ressemble plus à une révolution et les parties concernées sont appelées à travailler sérieusement pour concrétiser le contenu de ce discours », a-t-il ajouté. 

Source :  Jeune Afrique - 11/03/2011