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27/03/2012

Mohamed Merah : suspect ou "indic", et la parole des sans-voix dans la campagne

 

Au sommaire : toujours les suites de l'affaire MohamedMerah.jpg Merah avec une voix - critique - qu'on n'avait pas encore entendue, celle de l'ancien patron de la DST Yves Bonnet. Egalement au sommaire : la sécurité n'est pas la priorité des Français et la parole des sans-voix dans la campagne.

 

Parmi les multiples réactions à l'affaire Mohamed Merah, il y a une voix qu'on n'avait pas encore entendue... Celle d'un ex-patron de la DST...


Yves Bonnet a dirigé la Direction de la Surveillance du Territoire, le contre-espionnage, dans les années 80 avant d'entrer en politique à l'UDF. Il s'exprime ce matin dans les colonnes de la Dépêche du Midi.

Et il aborde les différents volets de l'affaire... D'abord, on peut avoir le sentiment, dit-il, que les considérations médiatiques l'ont emporté sur tout le reste. On peut se demander pourquoi c'est le RAID qui est intervenu et non pas ceux qui sont pour lui les plus qualifiés dans ce genre d'affaires, les gendarmes du GIGN.

Yves Bonnet pose aussi la question de l'efficacité du plan Vigipirate rouge, censé protéger les écoles. Or, souligne-t-il, le contre-exemple est terrible avec la tragédie toulousaine, et sa conclusion est sévère, c'est que Vigipirate ne sert à rien.

Quant à l'affaire Mohamed Merah elle-même, ce qui paraît poser problème pour Yves Bonnet, c'est que Mohamed Merah avait manifestement des relations avec la DCRI, puisqu'il est établi qu'il avait un correspondant au Renseignement intérieur.

"Correspondant" ou "officier traitant", Yves Bonnet se pose la question... Et le choix des mots soulève une deuxième question : Mohamed Merah était-il un indicateur de la DCRI, question posée par Pierre Challier dans la Dépêche.

Réponse d'Yves Bonnet : c'est tout le problème... Il souligne que Mohamed Merah était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu'il était islamiste, mais parce qu'il avait un correspondant au sein des services. Or souligne encore Yves Bonnet, avoir un correspondant, ce n'est ni tout à fait innocent, ni anodin. L'interview d'Yves Bonnet à lire ce matin dans la Dépêche du Midi.

 

Source : France-info – 27/03/2012

               Par  Jean-Christophe Martin

 

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