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20/03/2012

Le tueur de parachutistes militaires court toujours

Les policiers français recherchent tous azimuts le meurtrier non identifié de trois parachutistes militaires, à Toulouse et Montauban.

Le tueur de militaires à Toulouse et Montauban était toujours en fuite dimanche, malgré la mobilisation de Abel Chennouf, en photo avec sa compagne, est l’un des trois militaires à avoir été abattus froidement.plusieurs dizaines de policiers cherchant toujours à identifier et neutraliser l’auteur d’un triple meurtre sans précédent.

Abel Chennouf, en photo avec sa compagne, est l’un des trois militaires à avoir été abattus froidement.

 

Une semaine après le premier meurtre d’un sous-officier, pas de garde à vue, ni d’interpellation : les motivations du tueur demeurent une énigme et les enquêteurs ne privilégient aucune piste.

« L’enquête se poursuit », se borne à déclarer un enquêteur qui confirme cependant l’audition, samedi, d’une femme disant avoir été bousculée par le tueur, qui a froidement et méthodiquement criblé de balles trois militaires du 17e régiment de parachutistes (RGP) de Montauban.


Cette Montalbanaise décrit « un homme de taille moyenne assez corpulent ». « Le tueur m’a bousculée, il s’est retourné et dans le mouvement, la visière de son casque s’est relevée de quelques centimètres, j’ai alors aperçu un tatouage ou une cicatrice au niveau de sa joue gauche. J’ai aussi entrevu ses yeux à travers la visière. Il avait un regard froid d’une lucidité effrayante. Un regard que l’on n’oublie pas », a-t-elle confié au journal La Dépêche du Midi et à la radio RTL.

Le militaire guadeloupéen de 28 ans, grièvement blessé à Montauban, touché à la moelle épinière, était toujours plongé dans le coma dimanche.

Le lien a été fait entre les meurtres de Toulouse et Montauban, puisque c’est la même arme qui a été utilisée, mais en revanche les enquêteurs n’ont pas établi de lien entre la victime de Toulouse et les trois soldats du 17e RGP, qui apparemment ne se connaissaient pas.

Le tueur est déterminé, ne rate pas sa cible, ose tuer en plein jour dans des quartiers fréquentés et laisse peu d’indices derrière lui. Si ce n’est pas un professionnel, il prend de nombreuses précautions, notamment d’effacer toute empreinte ou trace ADN du chargeur de son pistolet automatique, « nettoyé », comme l’a relevé le ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

Un appel à témoin a été lancé et les militaires sont appelés à se faire discrets, car les policiers craignent qu’il ne récidive.¦

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