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04/02/2009

Le directeur de la police judiciaire fédérale préoccupé par l'avenir

Chef Police de BXL.jpgGlenn Audenaert, le directeur de la police judiciaire fédérale de Bruxelles (PJF), est préoccupé par l'avenir de son corps et par la situation de Bruxelles.

Sur le terrain, il constate une radicalisation, principalement de jeunes musulmans. Il déplore également l'écart qui se creuse sur le plan technologique entre la police et les criminels organisés, a-t-il dit mardi dans son discours lors de la réception du Nouvel An...


Selon le directeur de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, ses services se sont adaptés avec succès aux nouveaux phénomènes tels qu'aux tiger-kidnappings, aux faits de violence perpétrés par des bandes urbaines ou encore à l'exploitation sexuelle des mineurs via Internet, mais beaucoup de défis reste à relever. "Les études montrent que Bruxelles est l'une des villes les plus mondialisées au monde, que pour sept jeunes sur dix en obligation scolaire, leur langue maternelle n'est ni le néerlandais ni le français et que la population bruxelloise, dont 30 pc sont des citoyens d'origine non européenne, a augmenté en 2008 de 20.000 personnes, soit la population d'une petite ville", a-t-il déclaré.

M. Audenaert a indiqué que la mondialisation n'avait pas que des effets positifs à Bruxelles. "La situation politique internationale en général et les questions autour du Moyen-Orient ont une influence évidente sur la radicalisation de la communauté musulmane de notre pays", a-t-il affirmé.

Pour lui, le démantèlement à la fin de l'année 2008 d'une cellule terroriste liée au mouvement d'Al-Qaïda en Afghanistan, est un signe évident de cette situation. "Je suis donc très préoccupé par l'intégration des jeunes dans la capitale", a-t-il dit.

Par ailleurs, dans son discours, le directeur de la PJF de Bruxelles s'est inquiété du retard pris par ses services dans l'exploitation des nouvelles technologies. "Les nouvelles technologies mises sur le marché sont également utilisées par les criminels alors que la police manque de moyens technologiques pour lutter contre la criminalité" a-t-il dit.

Il a évoqué également des problèmes internes à ses services. "Beaucoup de nos enquêteurs ont atteint un certain âge et seront amenés dans les mois et années à venir à changer de service et s'orienter là où leur savoir-faire sera certainement appréciée et où la charge de travail sera plus faible. Cela se traduira par une importante perte d'expertise, d'autant que la relève n'est pas prête. Nous manquons de personnes pour les fonctions dirigeantes", a-t-il dit.

Enfin, le directeur de la police judiciaire fédérale de Bruxelles a indiqué qu'il observait au sein de la Police fédérale un retour à une tendance à la centralisation, qui, selon lui, est contraire à l'esprit des accords Octopus, qui ont scellé la réforme des services de police. "Les enjeux complexes et nouveaux auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui demandent de trouver des solutions novatrices. Les anciennes ont d'ailleurs montré leurs limites", a-t-il conclu.

Source : Belga et Actu24 – 3/02/2009.

  

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