Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

02/01/2009

Arrêtez les crimes israéliens à Gaza !

GAZA.jpgLes bombardements israéliens sur Gaza opèrent un véritable massacre et mènent une fois de plus le conflit d'occupation israélo-palestinien vers un nouvel abîme sanglant. A l'heure où nous écrivons ces lignes, près de 400 victimes ont péri et plus de 1500 sont blessées, ce qui fait de ces journées les plus sanglantes depuis 1967. Fortifié par la tiédeur des réactions internationales et par le soutien des États-Unis, le gouvernement israélien a fait savoir que ceci n'est que le début de l'offensive.


GAZA-2.jpgQuoique Israël et de nombreux commentateurs puissent prétendre, les bombardements actuels de Gaza ne sont pas une réaction aux tirs de roquettes du Hamas, qui a mis fin au cessez-le-feu le 19 décembre. Le journal israélien Haaretz (28.12.2008) écrit que le ministre de la Défense Eduh Barak a ordonné il y a déjà six mois à l'armée de se préparer à cette opération, au moment où le gouvernement israélien avait entamé avec le Hamas les négociations pour un cessez-le-feu. En outre, l'argument qu'Israël veut atteindre le Hamas ne justifie en aucune façon que des civils soient la cible de mesures punitives et d'opérations militaires. En réalité, c'est toute la population de Gaza qui est touchée. Ce qui est véritablement en jeu, c'est, d'une part, la liquidation de la résistance à l'occupation et l'extension de la colonisation sur la rive occidentale du Jourdain et, d'autre part, les élections en Israël. À cette occasion, les partis gouvernementaux veulent reconquérir le terrain perdu sur l'opposition d'extrême droite, dirigée par Benjamin Netanyahu, grâce à une action militaire d'envergure.

 

Le gouvernement israélien présente systématiquement ses propres méfaits comme de "l'autodéfense". Israël réussit ainsi à susciter l'illusion qu'il n'a pas souhaité cette violence mais qu'il y est contraint par la violence du Hamas. Cette présentation des choses, reprise par de nombreux médias, repose sur une lecture fausse des faits pour au moins deux raisons.

 

Tout d'abord elle oublie l'histoire récente. Israël n'est pas la victime, mais le régisseur de ce drame. Comme force d'occupation, Israël contrôle l'espace aérien, les frontières, l'eau et les va-et-vient des Palestiniens de Gaza (et de la rive occidentale du Jourdain). Depuis que Gaza a été décrété « territoire hostile », en septembre 2007, après la prise de pouvoir par le Hamas, Israël bloque l'accès aux fournitures élémentaires. Les conséquences sont dramatiques. Il y a pénurie de tout : nourriture, médicaments, pétrole pour maintenir en fonction les générateurs d'électricité. Toute une population est affamée. Une étude récente démontre que 46 % des enfants souffrent d'anémie aiguë. « L'idée, selon un conseiller du Premier ministre israélien, il y a deux ans, est de mettre les Palestiniens au régime,non de les faire mourir de faim ». Cet objectif scandaleux est atteint. Selon la Croix Rouge, 70 %  de la population souffrent d'un manque de nourriture. Il ne s'agit pas ici des conséquences de quelque catastrophe naturelle, mais des suites d'une politique consciente d'un État qui aime s'autoproclamer la seule démocratie au Moyen-Orient. Richard Falk, le rapporteur spécial des Nations-Unies parle d'une « infraction flagrante et massive au droit humanitaire international ».

 

GAZA-3.jpgEn outre, on suscite l'impression fausse que Gaza et Israël sont deux adversaires sur pied d'égalité. Israël dispose d'une des armées les mieux équipées au monde contre laquelle les milices palestiniennes ne forment même pas un parti. Dans la mise en route de sa machine de guerre, le gouvernement israélien – au mépris des règles humanitaires – n'épargne aucune vie humaine. La dernière grande attaque sur Gaza, en février 2008, a fait 112 morts, dont un grand nombre de femmes et d'enfants. Bien que toute victime soit une victime de trop, il est important de rappeler que le nombre de morts palestiniens est un multiple des morts israéliens. Le site web du Middle East Policy Council nous apprend qu'en 2008, 29 Israéliens ont été tués contre 432 du côté palestinien. Du côté israélien il s'agit d'une forte diminution depuis 2002, qui totalisa 422 tués. Du côté palestinien, le prix payé est extrêmement élevé : de 1072 tués en 2002 à 432 en 2008, les centaines de morts de ces derniers jours non comptés. Ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux décès dus à l'embargo contre Gaza.

 

La politique délibérée de punition collective et de famine pour toute une population, dans l'espoir qu'elle se détourne des dirigeants qu'elle a élus, se produit sous les yeux de la communauté internationale. Des rapports bien documentés du rapporteur spécial sur les Droits de l'Homme pour les Nations Unies et des organisations des Droits de l'Homme sont classés sans suite. Le rapporteur spécial Richard Falk a demandé en vain une action immédiate contre ces « atteintes permanentes et à grande échelle au droit humain fondamental à la vie ». Il a demandé que les Nations-Unies fournissent un effort urgent pour protéger la population civile qui « est punie collectivement par une politique qui est égale à la commission de crimes contre l'humanité ». Peut-on être plus clair ?

 

gaza-martyr.jpgMalgré cela, les États-Unis et l'Union européenne ont fait tout le contraire pendant tout ce temps. Les Etats-Unis déversent chaque année 2.5 milliards de dollars d'aide militaire à la force d'occupation israélienne et multiplient les accords et projets de collaboration militaire. Washington a toujours soutenu la politique israélienne contre Gaza et a fait savoir qu'il soutient l'impitoyable campagne militaire en cours. L'Union européenne n'a aucune objection à de bonnes relations avec Israël. Mieux encore. Au dernier sommet européen, début décembre, le Conseil de l'Europe a même décidé de « revaloriser » ses relations avec Israël, malgré un vote négatif du parlement européen.

 

Cette politique cynique des deux grandes puissances est en bonne voie d'enterrer le droit international. Elle sape ainsi toute autorité pour faire la leçon à d'autres en cette matière, alors qu'il y a précisément urgence pour une pression internationale qui mette fin à l'intervention sanglante de l'armée israélienne et au blocus inhumain de Gaza.

Nous appelons dès lors à une condamnation vigoureuse d'Israël et à la suspension de tous les accords commerciaux et diplomatiques avec Israël tant que continue la politique d'occupation.

 

Ludo De Brabander est responsable de l'asbl Vrede et lecteur à l'École supérieure Artevelde de Gand

 

Ludo De Witte est publiciste

 

Nadia Fadil est post-doctorante à l'Université européenne de Florence et à la KULeuven

 

 

Ce texte est soussigné par:

     Jens Aerts (ingenieur architect)     
     Dirk Adriaensens (Brussels Tribunal)     
     Jamila Al Kammouni     

Miriyam Aouragh (Postdoctoraal onderzoeker, Oxford university UK)

     Ikram Aoulad Lahcen (actrice)     
     Jean-Jacques Amy (Emeritus  Buitengewoon Hoogleraar aan de VUB)     
     Samira Ameziane      
     Karima Arektoute (salesmanager)     

Karel Arnaut (antropoloog, Ugent)

     Herman Asselberghs (Kunstenaar/Docent)     
     Ahmed Azzouz (Inspecteur Islamlessen)     
     Ginette Bauwens (Filosofische kring Aurora Brussel)     

Sarah Bracke (docent sociologie, KULeuven)

Abdelhay Ben Abdellah

     Mustafa Benal-Lal (Accountant)     

Mostafa Benkerroum (acteur/theatermaker)

Bilal Benyaich (Politoloog)

     Mohamed Benzakour (auteur, publicist)     
     Jean Bricmont (UCL-FYMA)     
     Christophe Callewaert (Journalist, Indymedia)     
     Lucas Catherine (auteur)     

Saddie Choua (filmmaakster)

Mohamed Chakkar (FMV)

Najib Chakouh (voorzitter Kifkif)

Bambi Ceuppens (antropologe, KMMA)

     Bert Cornillie (Hoogleraar Taalkunde, K.U.Leuven)     

Dieter Cortvriendt (Socioloog)

Bert De Belder (INTAL)

Marc De Broe (Em Gewoon Hoogleraar, UA)

Eric De Bruyn (Sp.a-Rood)

Lieven De Cauter (Cultuurfilosoof RITS/Leuven)

Chris Den Hond (SAP, freelance journalist, Midden-Oostenkenner)

Marc De Kesel (Lector filosofie Arteveldehogeschool Gent, Senior Onderzoeker Radboud Universiteit Nijmegen)

Anne Teresa De Keersmaeker (choreografe)

Herman De Ley (Emeritus Professor, Ugent)

     Marc De Meyere (huisarts, Prof. Em. Ugent)     
     Ignaas Devisch (Hoogleraar filosofie, Ugent)     
     Ida Dequeecker (VOK)     
     Riet Dhont (PTB)     
     Karel Dobbelaere (Emeritus Professor, KULeuven)     

Mostafa Einauan (VRT redacteur)

Hicham El Mzairh (Liberaal politicus)

Abderrazak El Omari (Divers en Actief)

     Fatima El Asjadi     

Soumia El Majdoub (Diversity Consultant)

Said El Majdoub

     Saloua El Moussaoui (advocaat)     

Mohamed El Omari (jurist)

Fouad Gandoul (Voorzitter ACW Genk)

Eric Goeman (Voorzitter Attac Vlaanderen en Democratie 2000)

Fahrad Golyardi (Eutopia tijdschrift)

Jan Goossens (artistiek leider, KVS)

Delphine Hesters (Doctoraal onderzoekster, KULeuven)

Jos Hennes (uitgever, EPO)

Maryam H'madoun (BOEH!)

Simon Horsten (Oud-Hoofdredacteur Veto)

Dirk Jacobs (hoogleraar sociologie, ULB)

     Peyman Jafari (onderzoeker Universiteit Leiden, bestuur Internationale     
     Socialisten)     

Halima Labsir (lid AEL)

Rudi Laermans (gewoon hoogleraar sociologie, KULeuven)

Abderrahim Lahlali (advocaat)

Geert Lambert (Voorzitter Vl.Pro)

Rachida Lamrabet (auteur)

Tom Lanoye (auteur)

Frie Leysen (director theater der welt, essen/mulheim 2010)

Matthias Lievens (HUBrussel)

Yasmine Mahboub (leerkracht Frans, KA Antwerpen)

Albert Martens (Em. Hoogleraar Sociologie, KULeuven)

Ico Maly (Kifkif)

Peter Mertens (voorzitter Pvda)

Hajo G. Meyer (publicist)

     An Muylaert (Intal/Recht op terugkeer-Droit au retour)     

Dany Neudt (coördinator Kifkif)

Shervin Nekuee (Eutopia tijdschrift)

Alain Platel (regisseur, Les Ballets C. de la B.)

Anne Provoost (auteur)

Mohamed Ridouani (Schepen Leuven)

Jan Roegiers (Vlaams Volksvertegenwoordiger, ex-VloPro)

Frank Roels (Arts, Emeritus hoogleraar, Ugent)

Nadine Rosa Rosso (enseignante, Rassembler les Résistances)

Olivia Rutazibwa (Ugent)

Jad Salhab (architect)

Ali Salmi (Schepen Mechelen)

     Johan Sanctorum (Filosoof-auteur)     

Kris Smet (ex-VRT journaliste)

Erik Swyngedouw (Professor Geography, Manchester University)

Birsen Taspinar (psychologe)

Marleen Temmerman (senator Sp.a)

Frank Theys (filmmaker)

Katrien Theunis (architect)

Werner Trio (Journalist Klara)

     Pieter Van Bogaert (Square vzw)      

Gie van den Berghe (ethicus en historicus, gastprofessor Ugent)

     Jan Van Cauwenberghe (IT Manager)     
     Michel Vanhoorne (Coördinator LEF)     

Stijn Van de Perre (Lector ArteveldeHogeschool)

     Elke Van de Perre (WTM)     

Frank Vande Veire (Filosoof)

Theo Van Rompay (adjunct-directeur P.A.R.T.S.)

     Frank Vande Veire (filosoof)     
     Annuschka Vandewalle (FOS-Socialistische Solidariteit)     
     Greg Van Elsen (medewerker Oxfam Fairtrade)     

Sonja Vanwichelen (socioloog, Yale University)

Frank Vercruyssen (acteur, Stan toneelgezelschap)

Karin Verelst (postdoctoraal onderzoeker, VUB)

Eva Vergaelen (auteur)

Luk Vervaet (IUPFP)

     Fabienne Verstraeten (directrice Les Halles, Schaarbeek)     

Remi Verwimp (coördinator Werkplaats voor Theologie en Maatschappij)

Koen Vlassenroot (docent, Ugent)

     Liliane Voyé (Emeritus Professor, UCL)     

Marie-Paule Quix (Brussels volksvertegenwoordiger)

     Dominique Willaert (Victoria Deluxe vzw)     
     Khalid Yahia (bezorgde burger)     
     Sami Zemni (hoogleraar politieke wetenschappen, Ugent)     

Mouedden Mohsin (Média belge)

Jean-Marie DERMAGNE,    avocat, enseignant à l'UCL Louvain-La-Neuve

Rachir EL IDRISSI, Animateur Télé - Casablanca, Maroc

Commentaires

J'adhère et je signe !

Jean-Marie DERMAGNE
avocat, enseignant à l'ucl
Louvain-La-Neuve

Écrit par : Jean-Marie DERMAGNE | 03/01/2009

Sans m'ingérer dans le débat sur la légitimité ou non des revendications territoriales des peuples israélien et arabes, en soulignant à la fois l'indécence des thèses des extrémistes du Hamas, et celle des thèses des milieux juifs ultraorthodoxes, je condamne l'agression brutale et aveugle des forces armées israéliennes sur Gaza.
Des soldats belges risquent chaque jour leur vie à déterrer les millions de mines antipersonnes qu'Israël a semé sur un Liban qu'elle avait complètement détruit.
Devrons-nous envoyer nos boys se tuer à Gaza pour nettoyer une nouvelle fois les saletés israéliennes ?
Patrick Vanden Berghe

Écrit par : Patrick Vanden Berghe | 04/01/2009

C'est tout simplement immorale. Comment les nations unis, l'Europe et encore pire, les pays arabes laissent faire un état occupant et bâtard "Israël" faire et décider du sort de tout un peuple ? quelle religion nous incite à autant de barbarie ? de quel droit un état décide du sort d'un autre ? Je suis Marocain, Arabe et Musulman et je ne réagis pas pour toutes ses raisons, mais je réagis comme je réagirai pour un autre état, quel soit juif, chrétien ou de je sais quelle religion qui subira ce que subissent ces pauvres enfants à Gaza... Quand je regarde ce qui se passe à Gaza, je ressens que de la haine envers cette planète qui ressemble de plus en plus à une jungle sans roi ni loi... Qu'avaient fait ces enfants à l'état d'Israël pour les tuer et les massacrer de cette façon aussi barbare que ce qu'avait vécu les juifs à l'époque de Hitler !!! ou alors le pauvre d'hier a tout oublié et commence à se venger d'un peuple qui a su les abriter sur ses terres !!! j'ai envie de crier vengeance, mais de qui, d'un état bâtard ! ça vaut pas la peine vu qu'on a tous un dieu qui saura venger ces pauvres poussins écrasés par toutes les nations du monde.

Je signe et je persiste.

Rachid El IDRISSI
Animateur Télé
Casablanca, Maroc

Écrit par : Rachid EL IDRISSI | 07/01/2009

"NO COMMENT"

Écrit par : yacine | 13/01/2009

Tous ces braves gens sont sans doute des sommités dans leur métier mais pas en "realpolitiek". Oublient-ils -ou ignorent-ils- que s'il y a eu tant de victimes "civiles" à Gaza, c'est que le Hamas a choisi de se cacher au milieu de véritables boucliers humains et de lancer ses roquettes et obus, depuis les écoles, les hôpitaux, les appartements et même depuis les ambulances? (il y a des photos...je n'invente rien).
Il y avait plus de 1000 tunnels sous la frontière avec l'Egypte. Y faisait-on passer des vivres et des médicaments? Poser la question c'est y répondre.
Et que faisaient leurs frères du Hezbollah pendant ce temps? RIEN!
***
Je n'ai pas lu vos protestations contre les centaines de milliers de morts, hier et aujourd'hui au Kivu,au Rwanda, au Darfour, au Soudan, en Ouganda ou en ex-Yougoslavie? Eux n'ont pas reçu des milliards de dollars de leurs "pays frères" et n'avaient pas de Yasser Arafat qui s'en mettait plein des poches et dont l'épouse vivait dans un luxueux hôtel parisien a 10.000$ par jour.
Vous connaissez l'histoire de la paille et de la poutre?

Écrit par : Ahmed Boulaba | 26/01/2009

Et on les dis "civilisé"

Écrit par : SHILBYE | 27/01/2009

L'HISTOIRE RETIENDRA TOUTE LA BARBARIE DEVERSEE SUR LES ENFANTS INNOCENTS DE GHAZA PAR L'ETAT qu'ont surnomme "israel". JE VOUS ASSURE QU'UN ETAT PAREIL NE PEUT ETRE CONSIDERE QUE COMME UN ETAT BARBARE ET INJUSTE . Il arrivera le temps ou il va se conssumer par sa propre haine.

Écrit par : ait youcef | 14/04/2009

Reponse à ahmed boulaba;
pour vous s'il y a tant d'injustice dans le monde,donc on a le droit de faire pire.IL NE FAUT JAMAIS JUSTIFIER L'INJUSTIFIABLE; CEUX QUI ONT COMMIS DES CRIMES DANS LES PAYS QUE TU AS CITE SONT JUGES.MAIS PAS LES CRIMINELS DES ENFANTS DE GHAZA.

Écrit par : AIT YOUCEF | 14/04/2009

Les commentaires sont fermés.